John Martin est né le 19 juillet 1789 à Haydon Bridge, dans le Northumberland, dans une maison d’une seule pièce. Il est d’abord apprenti chez un carrossier de Newcastle, où il apprend à peindre les blasons. Il s’installe ensuite à Londres en 1806, où il gagne sa vie en peignant sur verre et sur porcelaine.
La gloire arrive avec Le Festin de Balthazar. Peint en 1820, il est exposé à la British Institution et y remporte un prix de 200 livres. Avant même de l’exposer, Martin s’était vanté que ce tableau ferait plus de bruit que tous ceux d’avant. Cinq mille personnes ont payé pour le voir. Ses grandes compositions bibliques, avec leurs architectures immenses et leurs foules écrasées par les éléments, font de lui « le peintre le plus populaire de son temps », selon le portraitiste Thomas Lawrence. Elles sont pourtant critiquées par John Ruskin et d’autres critiques.
Martin grave lui-même plusieurs de ses tableaux en mezzotinte. Ces estampes diffusent son œuvre dans toute l’Europe, et le romantisme français s’en inspire, en peinture comme en littérature. Les sœurs Brontë avaient même une gravure du Festin de Balthazar accrochée dans leur salon, au presbytère de Haworth.
Ses dernières grandes œuvres forment une trilogie de toiles immenses sur la fin des temps : Le Jugement dernier, Le Grand Jour de sa colère et Les Plaines du ciel. Elles sont aujourd’hui conservées à la Tate, à Londres. John Martin est mort le 17 février 1854 à Douglas, sur l’île de Man.